J’ai découvert le poftan,
ce fruit ridé aux vertus protectrices et magiques.
L’ouvrir, c’est dévoiler un trésor :
texture filandreuse, sève collante, coeur serré,
enveloppe lisse, écailles protectrices, imaginaire sexuel.
Cette merveille de la nature fait écho à la complexité approchée ici,
et aux complexités qui peuvent être les nôtres.
Comment démêler les filets de ce qui nous enserre ?
Quels sont les fils avec lesquels on se démène ?
Comment ordonnancer les méandres dans des structures et compositions de vie, toutes singulières ?
Entre les filets des pêcheurs de Toubab Dialaw
ou ceux à usage domestique,
les moustiquaires dans lesquelles on se réfugie,
la nature et la lumière généreuses autour de Sobo Badé,
j’ai travaillé avec Amadou, Amina, Momar, Bia Boukal, maam Binta, maam Goone, Marietou Faye, Gloire.
Résidence au Sénégal - Maison des Cultures Sobo Badé Gérard Chenet
I discovered the poftan,
that wrinkled fruit with protective and magical properties.
To open it is to unveil a treasure:
a stringy texture, sticky sap, a tight core,
a smooth skin, protective scales, sexual imagery.
This marvel of nature echoes the complexity explored here,
and the complexities that may be our own.
How do we untangle the nets that bind us?
What are the threads with which we struggle?
How do we organise the meanderings into structures and compositions of life, each unique?
Between the nets of the fishermen of Toubab Dialaw
and those for domestic use,
the mosquito nets in which we take refuge,
the bountiful nature and light around Sobo Badé,
I worked with Amadou, Amina, Momar, Bia Boukal, Maam Binta, Maam Goone, Marietou Faye and Gloire.
Art residency in Senegal - Maison des Cultures Sobo Badé Gérard Chenet

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